Les muses de l'orée

Le blog littérataire d'Orel des Bois

13 juillet 2008

Interlude

Un extrait de mon projet autobiographique, qui a changé de titre, car La Quête est devenue Au Bois Dormant... Il s'agit du " Deuxième interlude ", court passage de prose poétique entre les chapitres deux et trois...

Extrait:

" Mes doigts courent sur les cordes, sur le bois de la guitare. Elle vibre, me répond… Elle est mon écho, ma résonnance dans l'espace. Moi qui n'ose parler sans soutien, ni répétition. Mes frères mêlent leurs accords aux sons inventés pour quelques nuits. Avec eux je suis moi. Je me dis sans masque, mes mots retrouvés, aux voyageurs appelés par un peu de lueur.

Bienvenus, compagnons, nous sommes des troubadours ! Nos vies sont à vous ce soir, quelques modestes paroles. Nous sommes des lucioles, rien que de courts instants… A peine consistants, fugaces mais nos voix disent… Non l'existence n'est pas celle de la matière, du confort factice, des voitures carrossées, des palais préfabriqués, vitesse, richesse, oubli. Nous lançons nos strophes comme un cri contre la mort intime, écoutez ! Sans oreille attentive, égoïstes les notes se perdent, se désagrègent vers un néant sombre. Sauvez-les de la tombe ! Oyez le vacarme, les harmonies électriques, elles hurlent fort mais, pathétiques, n'ayez pas peur, elles ne sont que pleurs. Sentez l'amour qui va et meurt, si l'autre est oublié… Chantez ! Ensemble jouons un chœur unique, en ce moment éphémère. Au loin, à deux rues à peine, la compassion se perd.

Et demain peut-être devrai-je me taire ? Oui, demain qui m'entendra sur mon lit blanc ? Avec pour tout métronome les pas des soignants dans le corridor, et mon cœur qui bat à me faire mal, et ma voix, ma voix emprisonnée, en sanglots étouffés… "

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14 juin 2008

Lecture éthérée

Le Pavillon de l'Aile Ouest m'a emportée au fil des pages...
D'après une nouvelle ancienne datant du IXe siècle, réadaptée pour le théâtre par Wang Shifu, le manhua scénarisé par Guo Guo et dessiné par Sun Jiayu, le long de ses couleurs évanescentes et déliées, révèle une poésie florale, enchanteresse...



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03 juin 2008

Aquarelle

Une petite histoire virtuelle... Avant d'appeler mon blog " Les muses de l'orée ", de le présenter sous la forme actuelle, j'avais à l'idée de le nommer " Une forêt dans les nuages ".

La bannière elle aussi était différente, animaux au regard doux et petite fille au cerf-volant étoilé... J'y ai renoncé pour ouvrir le blog à un lectorat plus large, adultes et enfants, mais j'ai conservé les lapins en image de contact! J'espère avoir fait le bon choix!


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01 juin 2008

Traverser un désert

De retour après un silence assez conséquent...

Pour deux planches, crayonnées par Esmeralda, illustrations d'un texte court que j'ai écrit il y a belles lurettes, " A la croisée des chemins ". Les planches en couleur, texte ajouté dans les cases blanches, sont publiées dans le fanzine Banhiwé.


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Texte:

A la croisée des chemins

Je restais longtemps immobile, la tête vide au creux des dunes, incapable de volonté, de la moindre réaction. Je fixais la poussière de la caravane qui s'en allait : elle m’avait amenée là, et déjà se dissipait vers l’horizon comme un mirage… ou un souvenir.

Je doutais. Bien sûr ma destination était fixée maintenant : j’étais résolue à rentrer, chez moi, mais… quelle route suivre ? Comment être sûre que je ne me trahirais pas, distraite par des oasis imaginaires, une illusion de trésor… Trouverais-je le bon chemin sans accident ?

Déjà des vautours aux yeux blancs, perchés sur les quatre directions du panneau de bois, guettaient mon corps sans mouvement. Des contours vagues de chauves-souris improvisaient une danse caduque dans l’air lourd. Les serpents noirs attendaient sous le sable. J’aurais dû le savoir… Des vampires il y en a partout, invisibles ou trop réels, dans le désert.

De l'espoir, de l'espoir! J'appelais au secours dans le silence. Je ne pouvais m'effondrer, me laisser mourir au soleil, après une si longue route. 

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01 mai 2008

Paroles solidaires

Quelques citations parmi mes lectures du moment:

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Par l'Abbé Pierre:

"  S'il n'y avait quelques êtres pour croire  à cet idéal qui consiste en l'effort d'aider les autres à avoir une vie plus belle, la totalité du cosmos serait absurde."


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Par Nicolas Hulot:

" A la place d'un individualisme farouche, il s'agit de placer au centre de nos valeurs l'accord avec soi-même et avec les autres, de créer une véritable solidarité qui fonctionne dans l'espace, se préoccupe du sort des autres, cherche les équilibres et les contre-pouvoirs qui permettront à notre société d'être plus humaine et plus juste. Nous ne devons plus accepter que, chaque minute, quinze personnes meurent de faim dans le monde. S'ensuivront nécessairement des actions courageuses fondées sur un authentique respect d'une nature dont nous aurons enfin compris que notre propre destin est solidaire. "     

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21 avril 2008

Ballade entre soleil et pluie

Quelques images de ma promenade dans le Bois de Siersthal...


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17 avril 2008

La Quête

Petit aperçu d'un projet littéraire, la Quête, que j'ai commencé à écrire, bien que la forme exacte n'en soit pas encore clairement définie...

Extrait:

" Oui, j'ai l'intime conviction qu'il y a autre chose à souhaiter pour le monde d'aujourd'hui, quelque chose de plus grand... Une chose que nous pouvons lire dans la beauté flagrante de la nature, des pétales d'églantines et de la Voie Lactée, de la poésie des hommes... Plus merveilleuse que tous les scénarios imaginables, plus trépidante que les jeux que l'on s'invente. Une aventure qui comble tous les manques, aussi belle que cellles que s'inventent les enfants, elle leur ressemble. Elle s'approche, comme un tout petit, sans réticence, sans arrière-goût de méfiance. Elle va au plus profond de nous trouver le souvenir, la force qui dépasse toutes les autres, l'innocence... Elle n'oublie personne, du plus fragile au bien-portant, du puissant au miséreux. Les mots ne devraient avoir qu'un seul but, en vers ou en prose, cette unique quête, cet idéal... l'amour de l'autre! "

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14 avril 2008

Eole aux cheveux bleus

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Une autre histoire s'ajoute à la liste de mes projets jeunesse, Eole aux cheveux bleus, contant les mésaventures d'une petite guitariste trop loin de chez elle...

Extrait:

"  Elle se retirait souvent, à l'écart, au milieu des herbes hautes, pour s'asseoir sur un vieux tronc d'arbre. Et au son de la guitare que lui avait fabriquée son père, elle inventait des chansons pour soulager sa peine:

-        Souffle, souffle, vent des collines,

         Mène ma voix vers les nuages!

         Un ami l'entendra au loin,

         Il consolera mon chagrin"

Le croquis ci-dessus est l'un de mes anciens essais à l'aquarelle et aux crayons de couleur. Il m'arrive parfois de dessiner mes personnages pour en avoir une idée plus " visuelle ".
J'ai contacté aujourd'hui une illustratrice pour ce projet, j'attends sa réponse...

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08 avril 2008

Je veux être utile à vivre et à rêver

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Désolée je n'ai pas trouvé de lien vidéo ou audio qui convienne tout à fait pour cette chanson, " Utile " par Julien Clerc, tirée de l'album du même nom. Mais voici les paroles, qui retranscrivent un peu les raisons pour lesquelles j'écris...

Utile

" A quoi sert une chanson
Si elle est désarmée ?",
Me disaient des Chiliens,
Bras ouverts, poings serrés.
Comme une langue ancienne
Qu'on voudrait massacrer,
Je veux être utile
À vivre et à rêver.
Comme la lune fidèle
A n'importe quel quartier,
Je veux être utile
À ceux qui m'ont aimé,
À ceux qui m'aimeront
Et à ceux qui m'aimaient.
Je veux être utile
À vivre et à chanter.
Dans n'importe quel quartier
D'une lune perdue,
Même si les maîtres parlent
Et qu'on ne m'entend plus,
Même si c'est moi qui chante
À n'importe quel coin de rue,
Je veux être utile
À vivre et à rêver.
À quoi sert une chanson
Si elle est désarmée ?

Posté par oreldesbois à 15:51 - 4. Inspiration - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avril 2008

Ne pas oublier les grands...

Pour compléter mon agenda 2008, je dois ajouter mes projets littéraires " pour les grands ", récits et nouvelles. D'abord Les lucioles - Journal imaginaire, dont je n'arrête pas de reprendre l'écriture pour enfin en être satisfaite...


Extrait (déjà donné je crois, mais que j'aime beaucoup):

"  Cette nuit encore une fois, j’ai vu en songe la cour de la Reine des Fées. Ils m’apparaissaient en aquarelle mais malgré cela je les reconnaissais tous, mes compagnons…

Et nous partions en farandole pour un pays fabuleux…

Il y a la jeune souveraine, au sourire calme et doux, à la traîne de lys et de roses pastel, aux ailes diaphanes. Le cortège dans la clairière s'avance souple, joli, comme des fleurs valsant au vent ! Hautes comme trois noisettes, les plus petites s'égaillent, elles taquinent les coccinelles. Les papillons curieux saluent en voletant. Les trompettes en pétales retentissent dans l'air. Tout près le ruisseau joue sa chanson bleue. Il nous fait une révérence.

Il y a Claudine frêle demoiselle, au regard vert complice, à la robe en corolle. Elle épie les mésanges. Claudine si mutine qu'elle rit jusqu'aux larmes ! Assise sur une chanterelle, c'est Eglantine qui écoute, elle ferme les yeux… Loïze, rubans mauves, chantonne un air dodelinant. Coryse au prénom d'or, à la tête de la garde, est amoureuse en secret du prince des ondins. Elle me l’a murmuré un jour de flocons, et ses joues ont rougi…

Alice en volants est à côté de moi, elle ma confidente au Pays des Merveilles. Alice et Lonely, Lonely, Alice, intruses dans ce monde, accueillies aussitôt... Derrière ses cheveux fins se dessinent de grands saules. Les elfes s'amusent, la rosée fine se dépose. Le Lapin Blanc à deux pas cherche des trèfles à quatre feuilles. Je crois qu'il vient d'en trouver un !  "


Il y a aussi L'orgue de Barbarie, que je retravaillerai, dans l'espoir de le voir publié.


Extrait (de l'introduction):

" Chaque fois le son de l'orgue de Barbarie me transporte. Je l'écoute et je pars pour d'autres contrées, d'autres vies, passées ou à faire. Je rêve d'images mouvantes… Des décors flous et improbables, des personnages lunaires, chevaliers abandonnés, nymphes tristes, muses nostalgiques, clowns ordinaires et rêveurs éveillés… Je touche la lisière des songes, où l'enfant que j'étais me retrouve et me parle à l'oreille…

Parfois j'écris ces voyages, ces histoires... En voici quelques-unes, inspirées des mélodies de l'orgue. Certaines se donnent simplement, comme des ritournelles populaires, d'autres se livrent à tâtons, complexes et désuètes, elles se font mutines pour mieux être apprivoisées… "


Je tiens aussi à commencer l'écriture d'un nouveau projet, La quête, à mi-chemin entre l'essai et le récit autobiographique, pour parler de ma façon d'appréhender le monde, ses beautés et ses noirceurs à affronter. J'y évoquerai peut-être ma maladie si je m'en sens la force...

Belle nuit à tous!

Posté par oreldesbois à 19:47 - 1. Ecriture - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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